Le Pen, Mélenchon, Attal : les temps forts du sommet Playbook Paris Live de POLITICO

Gabriel Attal s’est montré prudent sur le projet de loi de finances pour 2027, attendant d’avoir la copie de Sébastien Lecornu entre les mains. Interrogé sur le risque d’une censure du gouvernement et les signaux envoyés par le Premier ministre en direction du Rassemblement national, il a estimé qu’on ne “peut pas faire confiance au RN [...] et à LFI”. “Marine Le Pen ne regarde que son intérêt politique du moment dans les décisions qu’elle prend, et pas l’intérêt de la France”, a-t-il taclé, invitant l’exécutif à chercher à discuter “avec ceux qui sont entre la LFI et le RN”. 

Lui président, il prévoit de mettre en place un plan de 150 milliards d’euros d’économies sur cinq ans, avec un gros effort sur les dépenses sociales. Une “base”, car il “faudra probablement aller plus loin”, a-t-il reconnu. Face au spectre d’une crise de la dette, Gabriel Attal, qui s’est entretenu mercredi avec plusieurs économistes (Xavier Jaravel, Natacha Valla ou encore Olivier Blanchard), a annoncé qu’il préparait “un plan de secours au cas où la situation se dégraderait à très court terme”. Il devrait aussi dévoiler prochainement la suppression “d’une strate” dans le mille-feuille territorial.

La candidate RN, qui postule pour la quatrième fois à l’élection suprême, est, pour l’instant, l’ultrafavorite de cette élection présidentielle.

1. Sur l’Europe et l’Ukraine

L’aide à Kyiv ? Il faut y renoncer, a martelé Marine Le Pen : “Nous ne pouvons plus aider financièrement l’Ukraine.” Pour la candidate du Rassemblement national (RN), la France, étant donné sa situation budgétaire, “n’a plus les moyens” de soutenir le pays face à l’agression russe. “Il faudra peut-être trouver d’autres formes de financement”, a-t-elle avancé, sans plus de détails.

Si la députée du Pas-de-Calais reconnaît “un risque d’escalade” dans le conflit, à la lumière des récentes actions hostiles menées par Moscou, elle refuse de faire un lien entre la sécurité de la France et la défense de l’Ukraine, estimant que “le sujet n’est pas là”.

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