
Pour ses détracteurs, cette mesure entraînerait une pénurie, notamment parce que la France importe environ la moitié de sa consommation de diesel.
“Une bêtise”, selon Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, les entreprises pétrolières n’auront d’autres choix que de baisser le prix de leurs produits raffinés, “parce que la Chine n’en a pas besoin, parce que l’Inde n’en a pas besoin”.
“Pour qui [vendraient-elles], le Zimbabwe ? Soyons sérieux !”
Pour Jean-Luc Mélenchon, charge aux entreprises pétrolières de se “débrouiller” en comprimant leurs marges une fois la mesure appliqué. Il a précisé qu’il faisait référence aux marges de raffineries et d’extraction : “Ce n’est pas le moment d’aller s’en prendre aux petits distributeurs.”
Le candidat en a profité pour critiquer l’attitude du gouvernement français à l’égard de TotalEnergies. “A quoi sert que TotalEnergies soit une compagnie française si on ne peut rien lui demander ?”, a-t-il lancé.
Depuis le début du conflit, le gouvernement est resté mesuré sur l’idée d’une taxation des superprofits pétroliers. A l’inverse, il s’est félicité de compter une pétrolière parmi les entreprises françaises et a salué le plafonnement des prix mis en place dans les stations de TotalEnergies.
Cela revient, pour l’Insoumis, a faire “la charité” : “Monsieur Total, vous voulez bien me donner un peu de sous ?”, a-t-il singé.
“Jusqu’à présent, on ne réglait pas ça comme ça en France, [mais avec des mécanismes qui] nous posent tous comme des sujets égaux de la République”.